Avec NamX, Faouzi Annajah porte un concept automobile reposant notamment sur des capsules d’hydrogène amovibles. Cette proposition ouvre une réflexion sur l’organisation d’une filière, sans établir un usage agricole du véhicule.
Pour les professionnels des filières, la question utile est celle du service rendu. Un approvisionnement doit correspondre à une fréquence, un lieu et une contrainte de continuité. Décrire une énergie sans examiner ces paramètres laisse de côté une partie du problème économique.
Nous proposons donc une lecture par les usages : qui aurait besoin de cette solution, à quel moment et avec quelle organisation de livraison ? Cette démarche permet d’étudier une innovation sans transposer automatiquement un concept destiné à l’automobile vers d’autres équipements.
Le rapprochement avec les préoccupations des filières relève ici de l’analyse éditoriale. Il ne signifie ni partenariat agricole de NamX ni offre destinée aux exploitations. L’intérêt du cas Annajah tient à la question qu’il rend visible : une nouvelle ressource devient un service lorsque son accès et son fonctionnement sont suffisamment définis pour l’utilisateur.